Tienta de Montealto pour l’Ecole Taurine de la Fondation “El Juli”

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La empresa Taurodelta qui gère la place de Las Ventas se doit, par contrat, de fournir aux élèves des trois écoles taurines de la Communauté de Madrid, l’occasion de participer à des tientas et, par là même, de se mesurer … Continuer la lecture

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Le silence assourdissant de la France

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En 2015 nous jouissions encore des rendez-vous réguliers avec Terres Taurines. André Viard nous tenait informé des dernières actualités et mettait en perspective les questions de fonds.  Depuis, ses activités multiples l'ont obligé à recentrer ses efforts sur sa revue et sur … Continuer la lecture

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Madrid - Conférence de presse de la Fondation du Toro de Lidia

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Après la cogida mortelle de Victor Barrio à Teruel et le déchaînement des anti-taurins se réjouissant de cette mort et insultant la mémoire du torero, sa veuve et proches, le milieu taurin s'est mobilisé pour donner un coup d'arrêt à ces … Continuer la lecture

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NESTLÉ ESPAGNE se dissocie des manifestations de joie après la mort de Victor Barrio.

nestléAprès la mort de Victor Barrio les réseaux sociaux ont été inondés de messages abjects se réjouissant de la tragédie.  Peu après  sont apparus sur les mêmes réseaux sociaux Espagnols l'existence de liens entre un certain @JPelirrojo et la marque NESTLÉ Espagne.  Cet individu s'était illustré en Tweetant de forme répétée sa satisfaction face à la mort du jeune torero en persistant dans les insultes face aux réactions ulcérées.  De fait cette personne était jusqu'à maintenant l'image sur Youtube de la campagne publicitaire pour le produit Maxibon.  A la suite de la révélation de ce lien un mouvement de boycott s'est propagé sur les réseaux.  Après quelques hésitations, NESTLÉ a finalement répondu: Nestlé España " Nestlé a décidé que Jpelirrojo cesse d'être l'image de la campagne de Maxibon suite à sa manifestation de joie après la mort d'un être humain "

Ce succès ne doit en rien cacher l'ampleur du malaise dont on découvre à cette occasion les ramifications.  De nombreux anti corridas se sont réjouis de la mort d'un homme, ont souhaité celle d'autres et se sont moqués de la souffrance de la famille et des proches du défunt.  Ces comportement sont révélateurs d’où se trouve la véritable "psychopathie" dont ils aiment accuser le monde taurin.  Tout est actuellement mis en œuvre en Espagne pour obtenir des réactions publiques contre ce mouvement et des condamnations exemplaires devant les tribunaux.

Nous avons à toreoyarte reçu des commentaires du même acabit, tout aussi répugnants, que nous avons décidé de ne pas publier.  Ces personnes qui se croient normales et qui sont convaincues de la justesse de leur délire devront maintenant tenir compte du fait que les limites à ce qu'ils peuvent dire et écrire vont être posées dans les semaines et mois à venir.  Un exemple en cours est celui d'une pétition pour le renvoi d'une infirmière de l'Hôpital Infante Sofia qui n'a pas hésité à publier "… qu'il aille se faire foutre, une merde en moins dans le monde, il y en a trop…"  Il est peu rassurant d'imaginer ce que cette infirmière ferait face à un patient dont elle apprendrait qu'il est aficionado ou torero.  De fait cette pétition est en cours ici sur change.org

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Après la mort de Victor Barrio LES MASQUES TOMBENT.

Pablo HaselLa mort de Victor Barrio à Teruel sous la corne de "Lorenzo" de la Ganaderia Los Maños a eu pour effet de montrer le vrai visage de nombre d'antis Corridas.  En effet dès l'annonce de la mort du jeune Torero les réseaux sociaux sont devenus pour ces individus pervers la fosse à purin  de ce qui habite leurs âmes et que l'alibi du mouvement des droits des animaux n'arrive plus à cacher.  Ces individus ce sont réjouis en nombre de la mort de Victor Barrio démontrant, s'il le fallait, qu'ils souffrent de graves altérations  de jugement  et de valeurs.  Parmi ces personnes on trouve par exemple un professeur chargé d'enseigner aux enfants Belenguerqui n'hésite pas à écrire " Est mort un certain Victor Barrio profession assassin de toros…" ou encore "moi qui suis un citoyen très bien "éduqué" au point d'être professeur je me réjouis beaucoup de sa mort…" et encore "NOUS DANSERONS SUR TA TOMBE… CONNARD".  Il y a aussi des proches de PODEMOS qui déclarent "Si toutes les corridas de toros se terminaient comme celle de Victor Barrio, nous serions plus d'un à aller les voir".  De nombreux autres Tweets souhaitent ou annoncent la mort prochaine de toreros dont les noms sont cités.Tweets Barrio

Transposez ces déclarations dans n'importe quel autre contexte et vous obtiendriez une levée de boucliers de l'ensemble de la société.  Dans le cas présent les esprits sont pollués par des années de désinformation ayant créé des doutes et des distorsions dans la perception de la corrida.   il revient donc au Mundillo de réagir, ce qu'il a fait par le biais de figuras connues comme El Juli "Ceci est inhumain.  Ce type de commentaire s est inacceptable et doivent être punis", "Les autorités de ce pays doivent faire quelque chose !  Ceci est une discrimination sociale et un attentat contre notre profession et notre personne…".  Par ailleurs la Fundacion del toro de lidia  a annoncé qu'elle userait de tous les moyens légaux pour que les auteurs de ces messages soient poursuivis et punis.

Comme nous l'avions expliqué il y a quelques jours dans l'article La Tauromachie devenue le symbole d'une manipulation de masse. , les attaques dont la tauromachie fait l'objet sont fondées sur des accusations infamantes, des mensonges, des distorsions sémantiques destinées à troubler et induire en erreur le grand public néophyte.   Nous ne changerons pas les extrémistes tapis dans toutes les strates de la société civile et politique qui ont fait de la tauromachie leur cible afin de tenter, vainement, de s'expurger de toutes les bassesses qui les habitent.  Jusqu'à présent leur message animaliste, aux apparences moralistes, faisait illusion auprès des citoyens néophytes  du monde. A partir de la tragédie de Teruel la confusion ne sera plus possible et donc ne devra plus être admise.  Nous aficionados ne devons plus le permettre.  La perversité dont ces individus nous ont accusés est en fait la leur.  Leur fourberie est maintenant notoire.  N'importe quel esprit libre et censé constatera que le monde taurin, professionnel et Aficionado, n'a exprimé aucune animosité envers "Lorenzo" dont, bien au contraire, on a reconnu les qualités de combattant.  Toute la haine exprimée suivant cette tragédie est venue des fervents animalistes à l'encontre du défunt.  Heureusement, des voix de personnes défenderesses des animaux, aux valeurs cependant humanistes, sont venues dénoncer ces terribles excès contre l'humanité.

Les rats sont sortis des égouts et les masques sont tombés.  Il faudra demander à la justice de se prononcer sur leurs abominations.  Mais il conviendra tout autant de demander à tous ceux qui se prononcent contre la corrida de se révéler soit comme citoyen respectueux des lois et de la morale humaine, soit de se déclarer un allié des extrémistes.  On ne peut pas par exemple interdire impunément l'organisation d'un spectacle légal dans un lieu public en se faisant le partenaire des auteurs des exactions précitées.  A ce titre nous aurons l'occasion de revenir prochainement sur le cas des Arènes de Fréjus dont la mise en sommeil devrait concerner toute l'Aficion.  Nous expliquerons pourquoi car le lien entre tous ces événements existe et la scission qui vient d'avoir lieu entre les pervers et les citoyens devra permettre  de recentrer un débat qui n'aurais jamais du dériver comme il l'a fait.  René Philippe Arneodau.

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Epilogue de la mort d'un torero

entierro_barrioQu’on me pardonne si j’écris ces quelques lignes en première personne. Ce matin j’ai assisté comme des centaines de personnes aux obsèques de Victor Barrio dans la commune de Sepúlveda (province de Ségovie), où le torero vivait. Sous un soleil de feu qui illuminait la campagne castillane, tout le monde taurin s’était rassemblé pour un dernier hommage au torero tombé sous la corne de « Lorenzo » toro de Los Maños (de Santa Coloma). Sauf les toreros qui toréaient aujourd’hui à Pampelune, la plupart des toreros-figuras, des novilleros, des hommes de cuadrillas, en activité ou retirés, des ganaderos, la presse spécialisée, des aficionados anonymes, nous étions tous là pour cet émouvant adieu.

 J’ai connu pour la première fois Victor Barrio, en juin 2010, où il alternait avec Javier Castaño lors d’une tienta chez Tiburcio Lucero dans sa finca de Brunete (Madrid). Après ce premier contact, je le suivais la fin de saison 2010 et en 2011, son année de novillero la plus complète, avec des succès aussi bien dans les courses de village que des places de deuxième ou première catégorie. D’un abord simple et cordial, Victor répondait naturellement aux saluts et volontiers acceptait la conversation juste avant le paseo, ces moments difficiles de concentration et recueillement pour les toreros. Après l’alternative les contrats ne furent pas suffisants pour confirmer les qualités toreras de Victor revendiquées, néanmoins, par un grand succès à Valdemorillo en février 2015 devant des toros de Cebada Gago. Victor Barrio oeuvrait aussi pour ses semblables et encourageait les apprentis toreros et organisait des happenings taurins pour montrer les rudiments du toreo aux enfants. Samedi dernier survenait la cogida mortelle de Teruel  faisant suite, cette année, aux conditions dramatiques de la disparition du torero mexicain Rodolfo Rodriguez « El Pana » et de la cogida mortelle du novillero péruvien Renato Motta. Ces morts, celle de Victor Barrio le rappelle, donnent un sens à la profession, à la vie des toreros, comme celle du toro dans l’arène qui donne un sens à tous les toros braves que l’on élève pour que se perpétue la tauromachie, ce jeu de la vie et de la mort sans cesse recommencées.
barrio-costalero-511La photographie ci-contre avec ses protagonistes symbolise ce qui précède et révèle aussi un trait de la personnalité de Victor Barrio torero confirmé, qui ici, porte sur ses épaules le jeune Carlos Ochoa triomphateur de la finale du « Camino a Las Ventas 2015 ». Victor Barrio « costalero » (pour paraphraser le nom des porteurs des pasos de la Semaine Sainte) sa carrière déjà écrite, porte celui qui, peut-être, sera meilleur et le dépassera. Qu’importe : un torero succèdera à un autre et perpétuera la profession de matadors, ces héros des temps modernes, difficiles de copier, difficiles d’égaler, qui représentent et subliment les rêves des aficionados, ceux des gens « normaux ». Le dimanche avant sa dernière corrida, Victor Barrio était sur les gradins des arènes de Madrid applaudissant à tout rompre un autre jeune torero qui est justement le deuxième « porteur » de la photo, Daniel Menes, qui venait de couper une oreille le jour de sa présentation à Las Ventas. Carlos Ochoa et Daniel Menes étaient, ce matin, à leur tour, en larmes, porteurs… du cercueil de leur ami Victor Barrio.

La dernière naturell de Victor Barrio - Teruel - 10 juillet 2016

La dernière naturelle de Victor Barrio                              Teruel - 10 juillet 2016

La mort du torero nous ramène à la réalité, nous rapproche de cette mort, la nôtre aussi, celle qui survient impromptue alors qu’on pensait qu’elle serait pour plus tard, peut-être jamais… (Victor avait 29 ans…). Et quelle mort ! Face à un toro brave, heureux de toréer, de maîtriser cette charge, de penser peut-être à la mise à mort et sortir triomphant de ce combat de braves. Las, une rafale de vent fait voler la muleta, la corne frôle le corps du torero, au sol lui perfore la poitrine, lui coupe la respiration et anéantit en une seconde la vie, tout le bonheur promis, la victoire sur le toro qui lui aussi allait mourir. Cette mort brutale, glorieuse pour la gent taurine, regrettée aussi, ne paraissait plus faire partie du subconscient des professionnels du toreo, encore moins de celui des aficionados, bien qu’une phrase qui paraît toute faite, fait habituellement dire aux toreros que chaque jour « ils se la jouent » (la vie).  La mort de l’un des leurs, nous oblige à prendre conscience du danger latent, de cette mort qui rode souvent bien occultée par la standardisation des toros et des faenas, aussi peut-être par le toreo moderne, esthétique, presque parfait dont la dérive vers la perfection nous fait oublier que le toro brave, s’il en reste, ne répond qu’à son instinct et reste porteur de toutes les infortunes, parfois fatales, dont seront toujours victimes les toreros.

Les réseaux sociaux allaient se déchaîner, trouvant un motif d’allégresse pour voir enfin un torero mort, vengés les milliers de toros morts  innocents. Ne reculant pas, le doigt sur leur clavier, à se réjouir de cette mort, de cette aubaine de verser leur fiel sur la victime, de proférer l’insulte à la famille du défunt, enveloppés de l’ignominie la plus abjecte, les chantres de la protection animale s’en sont donné à cœur-joie dès l’annonce de la mort de Victor Barrio.  Un certain Vicent Belenguer Santos de Valence qui se targue d’être maître d’école, lançait un communiqué qui a scandalisé le monde taurin et quelques anti-taurins – c’est peu dire – qui a fait l’objet d’une pétition de révocation de sa condition d’éducateur et de poursuites engagées par la Fundación del Toro de Lidia  qui dorénavant prend en charge les plaintes des aficionados et qui s’est mis à la disposition de la famille pour laver ces injures immondes. Lorsque les soi-disant protecteurs des animaux – esp : animalistas – défendent la sensibilité des animaux êtres vivants au même titre que les êtres humains, ils s’abaissent à la condition animale – dans le sens péjoratif du terme - pour porter les jugements étalés sur Facebook et Twitter sous couvert souvent de l’anonymat. Alors que la mort de Victor Barrio élève la profession de torero et le sens de la corrida de toros, cette mort permet de dévoiler, si c’était nécessaire, la mauvaise foi, la manipulation des esprits des protecteurs des animaux, celui des opposants à la corrida, la déviation mentale de leurs raisonnements et leur absence de tolérance.

Georges Marcillac

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Cogida fatale du torero Victor Barrio

DSC_7224-copiaCe samedi 9 juillet durant une corrida de la Feria del Ángel de Teruel, en dessinant une naturelle, le torero Victor Barrio était pris et mortellement cloué au sol par le toro “Lorenzo“  nº26 de 526 kg. de Los Maños, la corne gauche lui transperçant la poitrine et perforant poumon et aorte thoracique et atteignant l’hémithorax gauche. Rien ne put être fait pour sauver le torero né à Grajera, province de Ségovie, le 29 mai 1989, son décès survenant à 20:25 dans l’infirmerie de la plaza.

Sa carrière fut brillante en tant que novillero sans picadors à partir de 2008 et ses succès se confirmaient après son début avec picadors le 29 août 2009. Il se présentait à Madrid le 13 juin 2010 et coupait une oreille d’un novillo de Rehuelga. Il participait avec succès à de nombreuses ferias de novilladas et sortait triomphateur de Salamanque et Albacete (Puerta Grande). Il prenait l’alternative le jour de Pâques, le 8 avril 2012, avec pour parrain José-Pedro Prados « El Fundi ». Triomphateur en 2015 de la Feria de Valdemorillo, il participait à deux corridas de Las Ventas. Cette année, le jour de son anniversaire, il toréait une corrida de Baltasar Ibán pendant la San Isidro.

Au-delà de la fin fatale du torero, il est bon de signaler que Victor Barrio était un homme très cordial, d’une grande simplicité et de contact facile même dans les moments difficiles qui précédaient les paseos. Son afición était grande et je me souviens de la journée organisée à Ségovie, le 20 avril 2013, durant laquelle, sous le célèbre aqueduc, il avait invité ses amis, fait toréer des enfants sur la Plaza Mayor et, l’après-midi avait mis à mort deux toros de Monte-La Ermita dans une finca toute proche. 129686245055740gd

Son toreo était élégant, de main basse et son répertoire au capote était très varié, ses réceptions à porta gayola par largas cambiadas ou bien espaldinas étaient unes de ses spécialités de même que sa grande facilité de toreo en redondo à genoux.

Sans être une des premières figures de la torería actuelle, il avait par amitié et professionalisme à son service une cuadrilla de premier ordre composée de son ami fidèle Roberto Martín « Jarocho », Miguel Martín et Alberto Zayas ainsi que ses picadors Oscar Bernal et Luciano Briceño. Son apoderado actuel, Alberto García, est aussi empresa de la plaza de Teruel. Sa famille, ses amis aficionados avaient affrété un autobus pour assister à la corrida que Victor partageait avec Curro Díaz et « Morenito de Aranda » pour des toros de Los Maños et Ana Romero. A la sortie du fourgon funéraire de la place, la dépouille qui emmenait le corps vers l’institut médico-légal était saluée par de nombreux aficionados : Torero ! Torero !

Aujourd’hui, ses amis, le monde taurin pleurent un torero mort par la corne d’un toro brave payant ainsi le tribut de ces hommes qui vouent leur vie au toro, au toreo sans toujours atteindre la gloire mais en permanence face au danger, à la mort comme aujourd’hui, sans renier les valeurs qui font la grandeur de cette profession tant maltraitée, vilipendée, incomprise par la société moderne et ses politiques.

R.E.P. Victor Barrio.

Georges Marcilac

 

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Nouvelles de Madrid: Présentation de la Feria de Bilbao

1467048649_VistaAlegre2016webDans le cadre des activités en faveur de la Fiesta de los Toros, la Fondation Diario Madrid, en la personne de D. José-Vicente de Juan García et D. Antonio Campuzano, accueuillait ce mardi 5 juillet la commission taurine du comité directeur de la plaza de toros de Vista Alegre de Bilbao pour la présentation de l’affiche des corridas de l’Aste Nagusia 2016. Pour cette occasion, Javier Aresti et Juan Manuel Delgado, ses principaux représentants, étaient accompagnés des matadors Diego Urdiales, Andrés Roca Rey, Paco Ureña, Andrés Roca Rey et José Garrido et du novillero Alejandro Marcos, des ganaderos Victorino Martín et Rafael Cruz.

Dans son discours Javier Aresti mettait l’accent sur la volonté du comité de composer les cartels avec Diego Urdiales, le triomphateur de l’an dernier, sans oublier les toreros figuras actuels qui seront mis en concurrence avec les jeunes toreros « émergeants » tels qu’Alberto López Simón, Andrés Roca Rey et José Garrido qui seront, par ailleurs, pour la première fois en exclusivité à Bilbao, réunis à l’affiche le 26 août. Durant cette féria, sont annoncés les produits de cinq encastes différents tels que Murube, Núñez, Albaserrada, Domecq et Atanasio. De même, pour la novillada, trois novilleros seront appelés à confirmer leur position dans l’escalafón et les espoirs qu’ils incarnent face à des novillos de José Cruz. Il s’agit d’Alejandro Marcos, du jeune mexicain Luis David Adame et Pablo Aguado, la promesse de Séville. Le cartel de la corrida de rejoneo est aussi attractif avec la venue de la française Lea Vicens associée à l’inamovible à Bilbao Pablo Hermoso de Mendoza et Andy Cartagena , triomphateur l’an passé.

Présentés par les journalistes Paco Delgado et Ricardo Diaz-Manresa les toreros exprimaient leur sentiment sur la responsabilité qui est la leur d’être à l’affiche de la feria de Bilbao face à un public aficionado compétent et à des toros de première catégorie. Ils avaient une pensée pour leur compagnon Manuel Escribano, blessé gravement à Alicante le 25 juin et montraient le hashtag #forza Escribano.

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Il était rappelé qu’il était important de triompher à Bilbao puisque seuls cinq toreros, au cours des 21 dernières années, avaient pu être primés des deux oreilles, le dernier étant Diego Urdiales après sa faena à « Favorito » de Alcurrucén. Le torero d’ Arnedo sera deux fois au cartel, les 24 et 28 août prochains.

Georges Marcillac

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Madrid – 3 juillet 2016 – Une débauche de suertes.

L’après San Isidro donne lieu, à Las Ventas, à un cycle de novilladas dominicales où des novilleros peuvent confirmer ou affirmer leur valeur et niveau en se présentant pour la première fois à Madrid et, en cas de succès, (re)lancer leur carrière.

Alors que les conditions économiques et politiques espagnoles actuelles ne se prêtent pas à l’organisation de novilladas comme dans le passé, le passage à Las Ventas représente pour la plupart des novilleros leur seule planche de salut.

Ce dimanche se présentaient deux novilleros, un déjà vétéran de 28 ans, « José Manuel » Sánchez et Daniel Menes de l’École Taurine « Marcial Lalanda » de Madrid. Le troisième homme du cartel était Curro Durán de Utrera (Sevilla), fils du torero de même nom qui eut ses heures de gloire dans les années 80.

Cette chronique n’a pas pour but celui de relater dans le détail la prestation des trois toreros – Daniel Menes coupait une oreille à son premier et les deux autres recevaient des silences polis après des faenas mal terminées à l’épée – mais pour souligner que cette novillada nous réservait bien des surprises par le comportement des novilleros, leur entrega et surtout le déploiement de leur bagage technique dans la réalisation de nombreuses suertes artistiques principalement à la cape, innovantes certaines, retrouvées d’autres. Elles apportaient aux quites la variété, habituellement absente de la plupart des corridas formelles, sans que soit oubliée pour autant leur utilité dans la lidia. L’improvisation et la beauté du geste ne pouvaient, néanmoins, faire oublier le risque toujours présent face à des novillos qui, eux, n’étaient pas toujours les partenaires idéaux pour ces enjolivures.

Daniel Menes, bien apprises les leçons de l’Ecole Taurine, surprenait en allant accueillir son premier novillo a porta gayola, à genoux, cape dans le dos, pour un frente por detras assorti d’une caleserina, la surprise était totale même chez des aficionados chevronnés qui ne savaient quel nom donner à cette passe. Les quites suivants étaient agrémentés d’une série de crinolinas et une autre de faroles !

                DSC9124       Molinete de Daniel Menes

Dans un autre quite, il combinait les saltilleras et gaoneras, il accueillait son deuxième novillo para deux largas cambiadas a genoux suivies de vibrantes gaoneras à un novillo sortant tout juste du toril ! A la muleta, la faena débutait par des passes  hautes à genoux et debout, en prime, une arrucina et passe de poitrine en guise de remate. Les manoletinas de la fin de faena ne pouvaient, évidemment, pas être oubliées de ce bagage fourni.

« José Manuel », connu principalement dans la région de Murcie, impressionnait pour sa première venue à Madrid par son culot et assurance, par la diversité des suertes employées à bon escient en particulier pour retenir son novillo par des véroniques en delantal et demi-véronique à genoux et la qualité des chicuelinas au pas, bien cadencées pour conduire son novillo au picador et paraphées de la revolera pour le placement. Dans un autre quite, en concurrence avec Daniel Menes, il nous gratifiait de l’envolée d’une série de zapopinas fleuries (aussi appelées lopecinas). Son deuxième novillo, de charge désordonnée, ne se prêtait pas à des gaoneras, poutant il les réalisait avec détermination, en un cite lointain et risqué.

                 Delantal de Juan Manuel Sánchez       Quiebro banderillas cortas de Juan manuel Sánchez
Le novillero se chargeait de la pose des banderilles et il terminait le tercio par un quiebro après un cite à genoux, clouant dans ce cas des banderilles courtes. Ensuite, c’est par des naturelles qu’il accueillait le novillo avec la muleta pliée selon la suerte del cartucho de pescado de Pepe Luis Vázquez. Qui dit mieux ?

Curro Durán, moins bien servi par ses novillos, profitait néanmoins de son tour de quites pour toréer par tafalleras et faroles, allait à la porte de chiqueros pour la dorénavant classique mais inutile porta gayola ; la faena de muleta à son premier était entamée par l’autre classique cambio por la espalda.

Il va sans dire que toutes ces passes qui pourraient paraître des fioritures, ne sont pas seulement cela, elles font sortir de leur monotonie la succession des passes fondamentales nécessaires, certes, mais répétées à l’infini, souvent sans la fraîcheur et l’improvisation des passes dites de adorno.

Donc, bienvenu le renouvellement du répertoire, le bagage des novilleros ou jeunes matadors de la nouvelle vague, bienvenue la variété des suertes.  Pour cela, plusieurs conditions sont à réunir : la mobilité des toros, leur physique et comportement, la lidia qui leur est appliquée. C’est le vœu pieux que l’on peut formuler… Ce premier dimanche de juillet, à Madrid, le public autochtone et visiteur avait assisté à un spectacle captivant du début à la fin, l’attention soutenue, largement commenté et apprécié par les aficionados endurcis de Las Ventas.

Georges Marcillac

 

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La Tauromachie devenue le symbole d'une manipulation de masse.

Ceux d'entre vous qui suivent attentivement et régulièrement les nouvelles taurines n'avez pu passer à côté des nombreuses prises de positions des élus Espagnols faisant de la Tauromachie un point d'ancrage de leur communication populiste.  Durant de longs mois de campagne électorale ibérique des élus de tous les bords mais surtout de Podemos, des indépendantistes et du PSOE ont choisi de jeter en pâture le peuple du toro dans l'arène des élections et des promesses inconséquentes pour l'avenir du pays.  Les annonces contre les tauromachies sont tellement nombreuses qu'il serait indigeste de les lister.  Disons qu'elles ne se limitent pas aux corridas.  Toutes les fêtes populaires autour des toros étant maintenant attaquées.  Le peuple a voté et il est fort probable que le recul des partis précités ait un certain lien avec leurs prises de position contre le peuple des toros.  Leur erreur a eu des conséquences qu'ils n'avaient pas anticipées.  Leur démarche est d'autant plus illusoire qu'une fois la corrida disparue, l'Espagne ferait encore et toujours face à tous les mêmes démons qui meurtrissent actuellement sa société et son économie.   Attaquer la tauromachie est un écran de fumée et les méthodes employées sont inacceptables.

Depuis plusieurs années des Aficionados éclairés ont œuvré dans de nombreux domaines pour informer les citoyens et protéger la tauromachie.  Nous ne cessons d'avancer des arguments comme si la bataille devait se gagner sur le terrain de ceux-ci et nous voyons aussi bien en Espagne qu'en France, que nous sommes souvent inaudibles et que l'étau se resserre sur nos traditions.  Quel est donc ce phénomène qui fait que, malgré des lois, des recours constitutionnels, des argumentations par des personnes honorées et respectées, des manifestations populaires, des Ferias où se réunissent des dizaine de milliers de citoyens, nous soyons continuellement obligés de lutter et nous justifier pour faire valoir ce que  nous sommes, faire respecter nos traditions et nos droits ? Très clairement c'est parce qu'un mouvement de manipulation de masse est en marche ayant pris pour cible la tauromachie. Le peuple taurin est l'objet d'attaques pour le contrôle des âmes et du porte-monnaie  de citoyens naifs, étourdis par des manipulations fondées sur la sensiblerie et un moralisme déguisé.

Jamais dans les médias généralistes n'est-il permis d'entrer dans le débat tauromachique par le biais de  l'historique, de la culture et de la philosophique.  Tous se concentre autour d'une supposée morale  prise à son niveau le plus primaire, instinctif et irrationnel, c'est à dire au niveau des pulsions qui sont les plus aisées à stimuler chez des êtres dont les connaissances en la matière sont limitées.  Une morale dont les sectaires affirment qu'elle devraient s'appliquer urgemment à la tauromachie.  Mais ce que nos concitoyens ne voient pas venir ce sont les effets de ce sectarisme qui a par ailleurs défini une stratégie de chamboulement de la relation homme-animal jusqu'aux limites d'un raisonnement pervers.

Ces méthodes sont exactement ce qui a conduit, en d'autres temps, nos sociétés au racisme, à la xénophobie, à l'homophobie, à la misogynie, à l'antisémitisme, à la discrimination.  Comme lors de ces périodes sectaires, on interdit au peuple du toro de communiquer et d'argumenter  sur ce qu'est le toro de combat et ce qu'est réellement la tauromachie, et on le pourfend d'accusations fallacieuses de torture, de mort d'animal, de maladie mentale, d'intentions malsaines, et autre pour que nous apparaissions comme des démons et ainsi pouvoir faire naître et prospérer un dégoût dans l'esprit de nos concitoyens.  Du clientélisme à l'oeuvre. Pendant que la corrida, avec ses quelques milliers de toros mis à mort, est présentée comme une tradition à exterminer, des millions de poissons agonisent à la vue de tous chaque jour sur nos étals, des dizaines de milliers d'animaux de compagnie sont euthanasiés chaque année dans nos refuges, des centaines de milliers d'animaux meurent agonisant sous les attaques de leurs prédateurs parce qu'ils en sont la proie.  Tout ceci n'empêche pas les animalistes de développer de grands raisonnements bancales sur le bien-être ou la mort animale, pour autant que leur application puisse avoir un effet sur des hommes.  Car vous l'aurez compris le droit des animaux ne s'appliquera jamais pour la gazelle qui agonise et meurt lentement sous les crocs de la lionne, ni pour le bébé gnou déchiqueté par le crocodile dans les rivières d'Afrique.  Seul compte le fait de pouvoir imposer à des êtres humains des contraintes,   prétextant que seule la mort animale aux mains des hommes doit être interdite.

Durant la Feria de San Isidro 2016 j'ai voulu voir de mes propres yeux l'exposition "Les autres Tauromachies" invitée à se produire, par la Maire de Madrid affiliée à Podemos, à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando rue Alcalá, en plein centre de Madrid.   Georges Marcillac avait révélé en son temps cette mascarade.  Je m'attendais au pire et j'ai été servi.  Pour ceux qui ne le savent pas cette exposition était totalement anti-taurine. L'entrée y était gratuite et curieusement lorsque j'y suis allé il n'y avait que 7 personnes, moi y compris.  On y voyait les images habituelles des anti-corrida, sorties de leur contexte, ayant pour but de choquer les visiteurs qui n'auraitent aucune connaissance de la corrida. Aux mensonges habituels s'ajoutait pourtant une démarche qui m'est apparue intolérable. En effet une des présentations était un texte manuscrit contenu dans deux cadres, accrochés de part et d'autre d'une photo/dessin de torero (Javier Cortes) dont le capote de paseo apparaissait dégoulinant de sang.  Dans le texte il était perpétré une insinuation gratuite et diffamatoire assimilant le torero à un psychopathe.  Ceci étant considéré, incroyablement, comme de l'Art par les exposants, le musée et les autorités locales.

Une insulte qui ne serait pas tolérée dans d'autres circonstances.

Une insulte qui ne serait pas tolérée dans d'autres circonstances.

En tant qu'aficionado je me suis senti  insulté par cette agression.  En effet une telle diffamation rejaillit sur tous les aficionados et taurinos, présents ou passés qui aimons la tauromachie.

Si ce qui se déroule contre la tauromachie  était pratiqué dans n'importe quel autre domaine, cela conduirait à des réactions outrées et à des interdictions.   On ferait cesser immédiatement les agressions inacceptables dont nous sommes, aujourd'hui l'objet.   Imaginez-vous un instant qu'un musée de renom accepterait d'exposer une soit-disant exposition d'art qui présenterait l'image d'un homosexuel, d'une femme, d'un noir, d'un arabe, d'un juif en l'encadrant d'un texte accusateur et diffamatoire,  le traitant de "psychopathe" ?  J'ose espérer qu'il serait immédiatement retiré et sanctionné.

J'accuse nos sociétés  de laisser de tels agissements se produire contre nous, le peuple du toro, et en tolérant qu'on se réfère à nous en des termes diffamatoires et insultants.  La tauromachie, parce qu'elle vient de loin et qu'elle trouve ses racines aux origines de l'humanité, parce qu'elle vénère un animal dont elle assure la survie, parce qu'elle en adule l'unicité dans le règne animal, doit être appréhendée dans son "tout" en nous permettant de décrire la complexité et la richesse de notre tradition tout en nous protégeant du mensonge, des discriminations, des procès d'intentions.

Dans cette manipulation de masse il faut bien définir les forces en présence.  Il y a d'une part les accusateurs animalistes dont les motivations sont multiples et disparates et dont l'idéologie sous-jacente est un sophisme.  Seul compte pour eux les méthodes permettant d'obtenir des résultats "sonnants et trébuchants".  D'autre part il y a nos concitoyens qui sont victimes de la manipulation des premiers.  Ces concitoyens sont les mêmes dont les votes sont convoités par les politiques,  alliés objectifs des animalistes, ou le porte-monnaie lorgné par les associations qui ne veulent pas se laisser damer le pion dans la récupération des fruits des actions extrèmes.  Ceci explique les incroyables alliances qui naissent pour faire de la tauromachie une cible.  Les animalistes arrivent à recueillir l'appui des politiques et d'associations protectrices des animaux qui craignent de voir capter leur financement auprès des propriétaires d'animaux de compagnie attisés par les animalistes dans leurs attaques sur la tauromachie.  Las amis des animaux ne se rendent pas compte que les arguments avancés contre la tauromachie aujourd'hui feront d'eux les cibles  de demain.  C'est ce que j'ai voulu expliquer dans mon article intitulé Haro sur le toro et l'animal de compagnie.   Il suffit pour cela de constater comment la pseudo artiste auteur des diffamations pré-citées à l'Académie de Beaux-Arts de Madrid  publie, sans retenue, sur sa page facebook ses convictions  :  “En estos momentos, en lo que dura esta rueda de prensa, están muriendo de una manera violenta miles de animales en España. En las perreras, en la calle, en los mataderos, en las granjas de explotación, en el campo, por el terrorismo de la caza... Por eso estamos aquí”       Y sont visés les animaux domestiques, les animaux que nous mangeons, la chasse, l'élevage...  Nous sommes face à un extrémisme qui se sert, à couvert, d'un ordre moral pour à terme museler jusqu'à ceux qui  auront été leurs alliés et leurs financiers sur le chemin.  On peut y lire aussi que Rajoy ne mérite pas qu'on lui donne un coup de poing mais qu'on lui donne le feu  démontrant ainsi, s'il en était besoin, la violence de leurs intentions.  En attaquant par alliance la tauromachie sur le fondement d'arguments à l'apparence morale mes concitoyens "amis" des animaux de compagnie sont en train de mettre en place le processus même qui les emportera eux et leurs animaux domestiques qu'on leur interdira un jour prochain de posséder.

Il faut être clair, les mouvements animalistes ne savent rien des Toros de Combat et ne veulent rien savoir de cette animal.  Ils ne veulent surtout pas que leurs alliés, nos concitoyens, en acquièrent quelque connaissance que ce soit afin de pouvoir continuer à mentir et diffamer.  Ils n'ont rien à faire de la survie de ce noble animal et de ses particularités.  Ils veulent changer les fondements des rapports entre l'homme et l'animal non pas pour permettre aux animaux de prospérer mais pour mieux dominer et manipuler les hommes.  C'est le processus d'interdiction et de contrôle des hommes qui les fascine.

La nature, elle, connait le principe d'équilibre entre l'homme et les espèces animales, équilibre qui a permis aux deux de survivre ensemble pendant des millénaires.  La nature connait aussi le lien étroit entre la mort et la vie tel qu'il existe par exemple dans les rapports entre les prédateurs et leurs proies et dans le cycle normal de la nature.  Sur notre planète des animaux naissent et vivent,  longtemps ou pas, pour satisfaire les besoins de survie d'autres animaux qui les tueront et les mangeront.   Les animaux meurent même en dehors  de l'intervention des hommes, parfois violemment.  Ce que font les anti-corridas c'est projeter sur la tauromachie et ses acteurs des sentiments vils et viciés qui seuls vivent dans leur âme et leur servent à mieux contrôler les émotions de ceux à qui ils sont destinés.  Ils voudraient que les citoyens qui jusqu'à présent ne s'en étaient pas préoccupés, voient la tauromachie comme un acte démoniaque alors même que nous sommes des millions à travers le monde à admirer et à vénérer  le toro de combat.  Nous sommes des hommes et des femmes de tous âges, de toutes races, de toutes religions, de toutes professions, de toutes orientations sexuelles, de tout niveau d'éducation et de tout niveau social, des inconnus et des illustres, issus de générations présentes et passées, nous vivons tous avec une même passion le Toro. Après des siècles de tradition au sein de nos sociétés, nous serions tous soudainement devenus des pervers, des incultes, des ignorants a jeter, dans un acte d'oubli, en pâture à des justiciers et bourreaux auto-proclamés. Il s'agit ni plus, ni moins que d'un incroyable mouvement "négationniste" cherchant à effacer une histoire et une culture remontant jusqu'à nos premiers ancêtres.

Les gens des campagnes d'Espagne ont pris la mesure de l'intolérable dont les ramifications vont et iront au delà de la tauromachie.  Ils ont manifesté à Madrid dans le calme, avec sérénité, et avec force, il y a quelques semaines, pour dire assez aux interdictions inspirées par les extrémistes et leurs alliés politiques de tous bords. Alors que le peuple du toro ne s'était pas joint à leur manifestation, ils nous ont, avec énormément de bon sens, inclus dans leur action. (Voir une video reportage sur cette manifestation ici)

IMG_8773 smallCes paysans et éleveurs, ces gens du monde rural, savent avec leur bon sens que les animaux vivent dans un équilibre avec les hommes, depuis tous temps,  avec leur existence garantie par des intérêts réciproques et millénaires.  Aujourd'hui les animalistes vendent l’illusion d'un ordre chamboulé dans lequel l'animal, qui ne parle pas et ne pense pas, se découvre un porte-parole autoproclamé, l'Animaliste, qui décidera pour lui ce qui lui convient  et surtout ce qu'il faut autoriser ou interdire aux humains de faire en son nom. Comme ce monde rural en a montré le chemin en nous incluant dans leur démarche (voir le texte de la banderole sur l'image ci-dessous) Il est temps de nous unir avec eux pour défendre notre style de vie humaniste et empêcher les extrémistes d'imposer, subrepticement, un nouvel ordre moral dont ils veulent que la disparition de la tauromachie soit le symbole.

René Philippe Arneodau.

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